Les critiques #2

Savoir moins évaluer/juger les autres pour mieux s’accepter soi-même.

Oui JAVOU je dois progresser là-dessus (relire les critiques pas toujours appropriées des collègues).

Passer au dessus de ce qu’on peut dire de moi MAIS SURTOUT ne plus critiquer négativement non plus.

Alors déjà, j’ai fait une partie du chemin =>  je ne sais pas  dire du mal de mes copines (c’est un principe je ne les critiques jamais négativement !) mais du coup je me défoule (ohé j’exagère !!!!) sur toutes les autres personnes. Pas bien(veillant) tout ça !

Mon nouveau challenge c’est NE PLUS DIRE DU MAL jamais jamais jamais…..(ou alors juste quand c’est nécessaire ;-))

On est toujours de Bobo / Beauf de quelqu’un

Je viens de finir de lire « République Bobo » de Laure Watrin et Thomas Legrand et j’ai découvert que Bobo pouvait être une insulte.
Parce que moi je le revendique : je me considère comme une Bobo et que même, des fois, je me demande si je le suis assez (bon ça c’est plutôt à mon problème du « suis-jebienàmaplace? » – problème que j’aborderai peut-être un jour dans ce blog).

Je suis fière, sans que ça soit condescendant, d’avoir des valeurs ancrées à gauche (comme dirait mon mari ça ne veut rien dire « à gauche »), d’habiter dans un quartier avec une grande mixité, de faire attention à l’environnement, d’être ouverte sur les autres et leur façon, et de développer mon capital culturel et celui de mes enfants (bien expliqué dans le livre).

Bien sûr à l’orée de l’entrée au collège de mon fils je me pose la question : Public ? Privé ? (on a choisi Public – on verra !)

Bien sûr j’aime les p’tits bistrots et le vintage mais je mange aussi au Mac Do.

Bien sûr je fais bcp de recup’, de deal sur leboncoin et j’aime ça mais ça ne m’empêche pas de craquer sur une pièce de créateur (oui ma chèèèèèèère).

Bien sûr on n’a pas la télé (la télé c’est le mal ;-)), on écoute France inter, on regarde les replays d’Arte mais  avec ma fille on ne dit pas non à une rediff « Des reines du shopping » (Ok, de temps en temps,  faut pas déconner quand même !)

Alors oui si c’est ça être bobo, je le suis avec les quelques contradictions pointées dans le livre.

Et comme dit Renaud

« On les appelle bourgeois bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chansons d’Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime

Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs….. »

Bobo, beauf ? j’sais pas j’hésite !!!!


bobo

Conjugaison du verbe courir

Tu courras quand tu auras le rdv annuel ( il revient tous mes ans) chez le dentiste/ophtalmo/pédiatre (au choix) pour tes enfants et quand ce même soir tu auras aussi dans ton agenda la réunion au collège pour l’année prochaine et le dîner a préparé,et les courses à faire, et la maison à ranger. (comme tous les soirs ! ;-))

Tu auras couru le matin :
– pour aider tes enfants à déjeuner et à s’habiller.
– pour étendre la lessive qui a tourné la nuit et reprogrammé celle de la journée.
– pour remplir le lave vaisselle afin que les casseroles et les couverts soient propres pour le soir

Tu auras couru lundi dernier malade comme un chien pour ramener à toute ta petite famille le coca, les compotes et les médicaments qui les (t’) aideront à lutter contre cette vilaine intoxication alimentaire.

Tu cours là en ce moment, dans les transports en commun parce que le RER A a du retard, ou pour rattraper le temps perdu dans les bouchons.

Tu cours pour :
– arriver à l’heure à la réunion que tu as organisé sur un des sujets majeurs hyper importants de ton entreprise.
– te caler un soin chez le kiné car tu en as plein le dos
– planifier le carnaval de l’école et la préparation des déguisements et des gâteaux
– pour trouver une babysitter pour pouvoir passer un peu de temps avec ton amoureux au calme en tête à tête (l’entretien du couple que ça s’appelle)

Un jour ma fille tu courras aussi.
Parce que même si ton compagnon / ta moitié masculine*/ ton mari (au choix) t’aide à faire tourner la maison au quotidien. Le lead dans l’organisation de tout ça c’est sur toi ma fille que ça reposera

*si c est une fille ta moitié, le partage sera peut-être plus équitable.

Comment peut-on rester créatif ?

Un métier de création m’a toujours intrigué. Il me fait envie et il m’intimide.

Plus jeune j’aurais voulu travailler dans la mode, faire une école de stylisme… mais j’ai renoncé au profit d’un métier qui ne laisse aucune place à la création ! je sais que j’ai renoncé (avant de me lancer) par peur de ne pas être à la hauteur.

Comment être inspirée à échéances régulières tout au long de l’année pour présenter les collections mode/ un nouveau film / un nouveau livre ?

Comment ne pas faire du réchauffé de ce que l’on a déjà crée et qui a bien marché ?

Comment accepter le fait de se remettre en danger à chaque présentation de nouvelles créations ?

C’est l’égo exposé et ré-exposé tout au long du processus, je suis trop sensible pour arriver à supporter ça. Et forcément la sensibilité doit être une part importante de la créativité pour sentir/ressentir l’air du temps et appréhender le monde autour de soi.

Au départ je me suis dit que j’allais tenir un blog pour partager « mes aventures » et surtout pour le plaisir d’écrire / d’amuser. J’avais plein d’idées et la première année est passée à raison de 2 ou 3 posts par semaine. Cette 2ème année a été plus difficile car le besoin de créer se transforme en « qu’est-ce que je pourrais bien raconter ? » .

Je suis contente de ne pas avoir choisi un métier « créatif » qui mérite de s’essorer à chaque présentation. Sans préjuger si j’aurais été à la hauteur ou pas, je pense que je n’aurais pas réussi à tenir le rythme et surtout je n’aurais pas su me préserver.

Faut pas parler boulot

– quand on drague (surtout si on bosse dans une SII qu’on parle de tableau de reporting de flagging etc – hier à côté de moi dans le train un mec essayait de séduire une fille avec ce discours c’est pesant ! bon elle elle avait l’air d’apprécier.)

– quand on vit en couple avec quelqu’un qui ne fait pas le même boulot

– quand on vit en couple avec quelqu’un qui fait le même boulot

– quand on n’a pas un boulot intéressant (95% des gens) (he ça va  ! je me compte dedans. J’aime mon job mais j’ai l’impression que le réglementaire ne parle pas à tout le monde !)

– quand on ne bosse pas dans le showbiz ou dans la mode

– quand on n’a pas de ragots sur une star qu’on aurait pu rencontrer/apprendre au boulot

– à la pause du midi avec les collègues (on est en pauuuuuuuuuuse )

– et des tas d’autres situations.

Laissons le boulot là où il doit être et préservons nous du burn out.

343…

…femmes qui en 1971, ont signé avec courage un manifeste pour crier à la France et au monde qu’elles avaient déjà avorté.

Ces femmes se sont mobilisées pour toutes les femmes,
Pour que chacune ait le pouvoir sur l’intégrité de son corps,
Pour que le choix de se faire avorter (ou non) soit possible,

Pour que nos filles, nos soeurs et nos mères n’aient pas à subir des avortements dans l’illégalité, que les risques infectieux et psychologiques  encourus par la suite puissent être pris en charge et pour ne plus avoir honte.

Alors quand ce manifeste des 343 signatures est repris comme étendard par 19 bonhommes qui veulent continuer « à aller aux putes ».

Je cherche encore où est:
–  le courage ?
– la lutte pour leur intégrité physique ?
– l’avancée des droits pour les hommes et les femmes ?

Non mais allo les gars ! C’est insultant, reprenez-vous.